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Les années disco

Pantalons à pattes d’éléphant, chaussures à plate-forme, chemises en polyester aux couleurs criardes, justaucorps en Lycra, haut à bretelles, shorts échancrés très haut, chemises anciennes en dentelles, jeans en lamé, robes d’été bon marché en soie synthétique des années 1940, robes longues fleuries bien sages héritées des grands-mères, pantalon en satin avec galoches à talons haut et habit blanc disco. 1970 est arrivée et c’est le début de la décennie disco. La fièvre du samedi soir, les Bee Gees et les stroboscopes font fureur.

Cette période est tout sauf paisible et porte de grands bouleversements à l’échelle mondiale. Libération sexuelle, objection de conscience, revendication des droits de la femme, sont endossés par la majorité.

Les années 70 sont celles du post-modernisme qui, avec son style électrique, opèrera une vraie révolution de la mode. Le nylon, l’acrylique et, bien entendu, le polyester sont les tissus de la décennie. Les vêtements unisexe sont très présents. La mode est très étroite et moulante.

L’anti-mode est le mot clé : tout est permis, sauf ce qui donne un look normal. Le vent de la liberté continue à souffler. Rien n’est trop court, trop mauvais, trop coloré, trop voyant. Pas facile de se composer une garde-robe très personnelle en assemblant de multiples éléments. Dans le doute, on opte pour le jean, devenu l’uniforme des non-conformistes. Ils sont portés par tous mais ne sont plus ni brodés, ni rapiécés comme dans les années 60. Il sont délavés. La paille, la laine crochetée, le feutre et le velours côtelé sont à la mode pour la confection des chapeaux.

Les hommes portent des chemises à jabot, des pantalons italiens étroits en jersey de soie, des cols roulés noirs, des manteaux de cuir et des bottes surélevées. Le kitsch ironique des paillettes du mouvement disco qui ne constitue qu’une partie de la mode des années 70 connaîtra un renouveau juste avant la fin du siècle.

La minijupe et les bottes à hauts talons et à semelles compensées font partie intégrante des années soixante-dix.

Début années 70

L’industrie de la chaussure au Québec est en plein essor. Une centaine de manufacturiers œuvrent dans ce secteur d’activité.

1971

Chaussures DeLuca déménage sur la rue Berri. Question de répondre aux impératifs de la mode, M. DeLuca débute la production des souliers Patof. Une cinquantaine d’employés travaillent à la confection des modèles de chaussures.

1972

Le 17 janvier, Vincenzo Passarelli joint les rangs de Chaussures DeLuca. Originaire d’Italie et, tout comme M. DeLuca, cordonnier de métier depuis qu’il est âgé de 12 ans, M. Passarelli avait été au service de quelques autres manufacturiers auparavant. Il a fait ses débuts sur la chaîne de montage avant d’être responsable de l’équipe vouée à cette tâche et de devenir contremaître.

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