années

La consommation de prestige

Complets sur mesure, smokings avec des t-shirts couleur pastel, vêtements de conditionnement physique et bottes de cow-boy. Dans les années 80, il y avait de l’argent à faire et de l’argent à dépenser. Peu importe ce qu’on faisait, l’important c’était de bien paraître.

Le yuppie peut porter le costume-cravate, sans avoir l’impression de ressembler à son père. Le port du costume croisé griffé est de rigueur.

La Yuppie porte un tailleur marqué à la taille, veste largement épaulé, jupe aussi droite que courte et élégant chemisier. Le tailleur-pantalon est devenu la tenue de travail des cadres féminins. On se venge des rebelles à la prospérité et au pouvoir que sont les hippies, on a le droit de gagner de l’argent, d’être bien habillé et de se désintéresser de la politique.

Les robes frisent l’hystérie : jupes ballon, manche gigot, étoffes brillantes dans des couleurs criardes. La folie du body-building et de l’aérobie s’emparent des hommes et des femmes. La femme des années 80 se promène dans la rue en body et caleçons collants. Impossible de parler des années 80 sans parler de Madonna, des populaires séries Dallas et Dynastie et de Michael Jackson.

La culture jeune est celle des noirs. Les années 80 seront celles de la musique noire électronique, du hip-hop, du rap et du house. Avec le break-dance, on voit l’arrivée des tenues confortables : des vêtements et des chaussures de sport et la casquette de base-ball.

La mode venue d’Extrême-Orient forme un contraste saisissant avec celle des créateurs occidentaux. Les idées les plus originales viennent du Japon.

1980

Chaussures DeLuca est relocalisée sur la rue de Castelnau.

À la fin des années 70, il était devenu plus facile d’importer d’Italie les chaussures San Crispino, un procédé beaucoup moins dispendieux que de les fabriquer. Constatant que le marché de la chaussure n’est plus ce qu’il était, M. De Luca débute la fabrication de bottes d’hiver adaptées au climat québécois.

Début années 80

La botte de Cow-boy est introduite sur le marché.

1984

On assiste au lancement d’une ligne de bottes d’hiver en cuir de suède : Grasso, des bottes hydrofuges en nubuck (résistantes à l’eau).

1985

On procède au lancement de la ligne de bottes Secco, des bottes hydrofuges en cuir. Le cuir est plus luisant, plus épais et plus raffiné.

1988

On effectue le lancement de la ligne Anfibio, des bottes en cuir totalement imperméables, le résultat d’un traitement unique liant des substances chimiques à chacune des fibres de façon permanente.

À cette époque on retrouvait des bottes résistantes à l’eau mais personne n’osait jusqu’à maintenant les qualifier d’imperméables. L’isolation et la confection ont dû être pensées en fonction de préserver cette imperméabilité.

Misant sur sa réputation acquise depuis le démarrage de son entreprise, Chaussures DeLuca se fait un devoir de produire des chaussures et des bottes dans des grandeurs et largeurs non standards. Anfibio, des bottes haut de gamme, sont les seules à être disponibles jusqu’à une pointure de 16.

Nos voisins américains ayant un climat semblable au nôtre dans certains états se montrent intéressés par les bottes d’hiver de Chaussures DeLuca. Une entente, notamment avec par L.L. Bean, permettra la distribution des bottes aux États-Unis.

Fin années 80

C’est la fin de la fabrication des mocassins, un des produits qui a permis à Chaussures DeLuca de faire sa marque. La production de chaussures est complètement abandonnée.

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